vendredi 9 août 2013

Philadelphie, ville historique de L'indépendance Américaine

3 aout 2013
Journée déplacement: 8h d'autoroutes sous un ciel clément, sans histoire. Petite demi heure pour passer les douanes (quand même) J'Étais bien contente d'arriver enfin. Ce soir on dors à Philadelphie, Pennsylvanie, USA. Et on prépare nos visites pour les 2 prochains jours ou +. C'est a suivre!

4aout 2013
Philadelphie: une ville à découvrir. Aujourd'hui on a faite tour avec l'autobus touristique en AM. Ça ressemble un peu a Washington quand a sa configuration et on s'y sentait comme à Montréal: édifices pas trop en hauteur, espaces verts, circulation pas trop dense... Et aussi une ville pleine d'histoire: celle de l'indépendance des USA. On a pu apercevoir la Liberty Bell (on ira la visiter demain...) de même que pleins de lieux rattachés à Benjamin Franklin (dont l'immense pont, qui rappelle un peu le pont Jacques Cartier, avec sa courbe à la sortie, en plus long) En PM on est allé faire la visite du Pénitencier, que la population relève de ses ruines (il a été laissé à l'abandon pendant 20 ans) Son plus célèbre occupant fut ans conteste le prisonnier Al Capone. Impressionnante et instructive visite. Retour a pied au centre ville avec un petit arrêt dans l'escalier rendu célèbre par Rocky. Ensuite on sort un peu le la ville pour le quartier des stades. On se trouve un hôtel (un peu miteux), souper, puis match de baseball des Philies contre les Braves d'Atlanta. (défaite des Philies). Depuis le départ des expo, je n'étais pas retournée a un match de baseball. Très belle ambiance. Mon père devait y être avec nous, j'en suis certaine, lui qui raffolait du baseball! Donc retour a pied à l'hôtel, petite bière au bar puis dodo... ouf, j'aurai pas a me faire bercer!!!
 
5aout 2013
Philadelphie jour 2: comme on est dans le coin des stades et qu'Yvon souhaites aller a la pratique des Eagles (football) ce midi, on a dépensé l'AM a dormir tard puis faire un peu de shopping. Ensuite, 2ième stade en 2 jours (un record pour moi) assise à côté d'un "petit gars" qui bavait de plaisir! (loll) . Ensuite, après un peu de difficulté avec les directions le GPS et quelques coups de klaxon... (sont forts les Américains la dessus) on est revenus au centre ville. Visite du musé des sciences de Benjamin Franklin (musée interactif). Seul regret: ne pas avoir les enfants avec nous: très familial comme attraction! Mais bon... J'ai pu voyager dans un cœur géant, pu voir les chaussure grandeur 22 de Shaquille O'Neal. (ouf) On sort ensuite un peu de la ville pour un hôtel abordable et on dégote un très beau petit resto italien. Une bouteille de vin plus tard, je m'écroule sur mon lit! Pas besoin de somnifère: je m'endort toute habillée!
 
6aout 2013
Philadelphie jour 3:
Aujourd'hui on profite un peu plus du quartier historique de Philadelphie, secteur aperçu du haut de notre bus 2 étages avant-hier. Comme il fait encore beau et chaud en AM, on se rend visiter le hold City House, le Carpenter House, la Liberty bell, : ici se trouve le cœur de l'indépendance et de la constitution américaines. On a pu voir les locaux et l'ameublement de l'époqu...e (1776, 1787) (tribunal et salle de rencontre).Durant cette période, Philadelphie était alors la capitale des USA, et 13 états devaient s'entendre sur leur avenir collectif. Benjamin Franklin, John Adams et Georges Washington furent des acteurs clés... Très instructif! Après un petit diner à la terrasse d'un des plus vieux resto servant le Philly cheese steak ( Le Campos), nous voilà partis pour le Constitution Center, où avec forces détails on revient sur cette riches histoire d'un peuple féru de liberté, avec les hauts et bas de son histoire! À noter que ça a pris quand même, 113 ans pour que les femmes soient considérées égales aux hommes dans ce pays prônant l'égalité!!! Tout de suite sortis du musée, on reprend la route, pour sortir de Philadelphie avant l'heure de pointe. On repasse sur le pont Benjamin franklin, dont on connait maintenant un peu plus l'histoire. On fait un bout avant de s'arrêter juste après avoir quitté l'état du New Jersey, en route pour le retour au Québec. Notre périple s'achève déjà: snif
 
7aout 2013
 
Jour 4: retour de Philadelphie. En fait la journée se déroule dans l'état de New York, plus précisément dans la vallée de l'Hudson, section centre et Nord. Après un lever tardif t un déjeuner plutôt ordinaire dans notre hôtel, on part en direction de l'école militaire de West Point . On y visite le musée militaire et on réussit à s'introduire sur le site de l'école pour visiter la "chapelle" (qua...si une cathédrale!) ainsi qu'apercevoir les fondations de l'ancien fort de Putnam . Comme s'était fermé on n'en a pas vu l'intérieur. Ensuite on a filé vers Marlboro pour visiter un vieux moulin à eau datant des années 1700 et ayant servi de lieu de rencontre pour les indépendantistes américains: le Mill House. A nouveau on en a vu que l'extérieur: les dernières visites étaient terminées depuis 1h00! On se dégote un pizzeria pour notre dernier souper en sol américain, puis on file pour le retour en sol canadien! 10h30 on défaisait les valises! Sweet sweet home! J'ai eu droit a une fête d'accueil par mes chiens et une maison plutôt en ordre, par mes ados. Ce soir: dodo dans mon lit!
 
Note: ce sont les transcription de mon face book. Les photos vont suivre!

mercredi 10 juillet 2013

Ressourcement.

Quand le réservoir d'une voiture est vide, elle ne peux plus avancer. Les humains sont fait pareil. Mais j'ai découvert une merveilleuse façon de faire le plein énergétique. Je l'ai expérimenté à quelques reprises la semaine dernière avant de me rendre au travail. Petite marche dans la nature, avec contact direct avec un arbre, accolade... J'ai mon préféré au Boisé des 12, mon saule pleureur plus que centenaire, suivi d'une série de salutations au soleil (routine de yoga), en pleine nature, histoire de bien huiler la mécanique et bien oxygéner les poumons. La nature est un puits sans fond d'énergie qu'elle ne demande qu'a partager... Suffit de se mettre au diapason avec elle, de lui demander de partager sa force, de la trouver belle et de l'en remercier, de se remplir de gratitude.
 
 
Mon saule pleureur au Boisé des 12
 
                                                     Partage d'énergie... merci mon arbre!

Le chemin, est aussi un grand puits  de ressourcement: Jean Christophe Ruffin le décrit ainsi, dans son livre: Immortelle randonnée:

"Et là dans cette splendeur (du paysage), le chemin m'a confié son secret. Il n'appartient en propre en aucun culte et , a vrai dire, on peut y mettre tout ce qu'on souhaites. S'il devait être proche d'une religion, ce devrait être la moins religieuse d'entre elle, celle qui ne dit rien de Dieu, mais permet à l'être humain d'en approcher l'existence: Compostelle est un pèlerinage bouddhiste. Il délivre des tourments de la pensée et du désir, il ôte tout vanité de l'esprit et toute souffrance du corps, il efface la rigide enveloppe qui entoure les choses et les sépare de notre conscience, il met le moi en résonnance avec la nature. Comme toute initiation elle pénètre dans l'esprit par le corps, et il est difficile de la faire partager à ceux qui n'ont pas fait cette expérience "

dimanche 7 juillet 2013

Rocamadour et Jacques Cartier

Hier après midi, je suis allé marcher  dans un parc à Québec: le parc Linéaire de la rivière St-Charles, avec fille et conjoint. On se cherchait une activité sport/découverte, près de l'appartement de ma fille .Et j'avais le gout de connaitre ce parc dont m'avait parlé mon amie Hélène.  Une des sections de ce parc se nomme  l'Anse à Cartier. Une petit bras de rivière, la rivière Lairet (deuxième fois de ma vie que j'entend ce nom... la 1ière étant il y a 2 mois, en France) se jette dans la rivière St-Charles qui elle se jette dans le fleuve St-Laurent. Au hasard, je suis tombé sur  une sculpture imitant une carcasse de bateau(la petite Hermine) et une croix commémorative du Passage de Jacques Cartier...  Puis des panneaux racontant l'histoire de ce lieu:
"Hivers funeste à Havre Ste-Croix:1535-1536.
  En octobre 1535 après une expédition a Hochelaga, (Montréal) Jacques Cartier est de retour au confluent de la rivière St-Charles et Lairet.  C'est ici a Havre Ste croix qu'il décide d'hiverner. Rapidement le froid intense gèle ses provisions entreposées dans ses navires qui servent d'abri.
Vers la mi-février, presque tout l'équipage souffre du scorbut. Les Stadaconéens préparent une tisane à partir d'un conifère  qu'ils nomment Annedda. Les malades refusent d'abord d'en boire, mais quand  ils y consentent, ils se rétablissent rapidement. Durant ce pénible hivers, 25 des 110 membres de l'équipage décèdent du scorbut.  En mai 1536 Cartier lève l'ancre en laissant derrière lui la petite Hermine  faute d'un équipage suffisant. "


Il y a 2 mois (3 mai), une plaque vue a Rocamadour disait:

  Ce serait suite a ces prières que les indiens seraient venus à leur secours. Et on m'a aussi raconté, c'est qu'à son retour en France, Jacques Cartier s'est rendu à Rocamadour remercier la vierge pour son intercession.

Notre-Dame de Rocamadour, patronne des marins: une très belle vierge noire.

Tout de même spécial d'avoir foulé les 2 sites à quelques semaines d'intervalle, et un peu par hasard dans les 2 cas!

jeudi 4 juillet 2013

Gus de St-Jacques!

Nouvelle expérience pour mon pèlerinage, cette année. Le chien de mon ami, Gus, nous accompagnait, un Jack Russel de 2 ans.

 Comme c'est  souvent le cas, ça a eu des avantages et des inconvénients. En gros je dirais que ce fut, somme toute, une agréable expérience. C'est pas donné à tous les chiens, de marcher 400 km. Ça prend un chien actif, en santé et obéissant.  Dans les villes et villages, on le gardait en laisse, mais dans les sentiers de campagne, on pouvait le laisser libre de ses allés-venues.  Alors il a marché bien plus que ses 400km! Surtout durant les 3 jours où le cousin de Jean-Alex s'est joint à nous, avec sa chienne: Poupette. Alors là ils s'en sont donné a cœur joie! On a bien cru a quelques reprises qu'ils nous rapporteraient le souper, partant allègrement derrière mulots et autres petites bêtes.

Comme on était pas en période de canicule, Gus s'accommodait très bien de cette longue escapade. Il s'abreuvait dans les flaques d'eau, et mangeait soit nos restes de table (qui tombaient toujours de mon côté de table), soit sa moulée que son maître devait transporter dans son sac à dos. Ça m'a beaucoup surprise de voir qu'en France, les compagnons à 4 pattes sont largement acceptés dans les restaurants!  Jean-Alex transportait aussi une petit couverture et un contenant pour mettre l'eau de notre ami. Avec la laisse,  ne fallait rien de plus  à son bonheur. Il était vraiment heureux ce chien: plein d'entrain et d'énergie. Lorsqu'on s'arrêtait pour pique niquer, il s'installait en attente de sa pitance. Puis se trouvait un petit coin à l'ombre et en profitait pour piquer un petit roupillon.

Parmi les côtés positif, je dirais qu'il était attendrissant de voir le maître et le chien développer une belle relation.  Ferme et directif au début, Jean-Alex est devenu plus doux , au fur et a mesure que Gus devenait plus obéissant. Fallait  faire attention qu'il comprenne qui était le boss. Ainsi, en cas d'urgence (ex une voiture approchait) il devait savoir vers qui se diriger, et ne pas hésiter entre les 2 humains qui l'appelaient. Un autre avantage c'était l'attirance qu'exerçait le chien chez les gens rencontrés, les enfants surtout. Gus s'est même retrouvé dans un vidéo sur You-tube, filmé par un groupe d'enfants ravis d'avoir un divertissement. Et c'était vraiment un plaisir de le voir gambader autour de nous, et quand il était attaché a ma ceinture, il pouvait me donner une traction dans les montées! (mon chien de traineau!)



Côté plus négatifs: c'est loin d'être tous les gites qui acceptent les pèlerins à 4 pattes. Dans le miam miam dodo, il y a un code pour avertir des gites qui d'emblée les refusent. Mais plusieurs n'affichent pas clairement leur accueil canin. Ainsi quand on appelait, et qu'on avisait de sa présence, certains nous refusaient clair et net, même si on expliquait que Gus était un petit chien propre et obéissant. À 2 occasions, le gite réservé (sans avoir précisé qu'il nous accompagnait) nous ont fait des misères: un nous a carrément refusé. Avec l'autre , on a fini par lui trouver un petit coin à l'écart (sous un escalier) . On a eu aussi droit au remontrances des amis des bêtes: un chien ne peut marcher autant. Ça use ses coussinets. On devrait le porter, et non le laisser toujours marcher, etc, etc... 

Petite anecdote: dans les derniers jours, Gus a fait une découverte: il a compris que quand on l'appelait, s'il avait pris les devants, plutôt que de venir nous rejoindre en courant et donc remarcher tous ces pas, mieux valait nous attendre, dans un petit coin ombragé! Pas bête ces petites bêtes!


Au final, j'ai bien apprécié la présence de mon nouvel ami Gus de St-Jacques! Il a bien mérité sa pin de coquille St-Jacques, attachée à  son collier!
 
 

dimanche 30 juin 2013

Résilience!

Récemment, 'ai eu la chance d'assister a 2 formations sur la résilience. Ce sujet me passionne depuis des lustres. J'ai lu tous les livres de Cyrulnik, dont le dernier: Sauve-toi, la vie t'appelle... Voici mes découvertes:

Depuis la nuit des temps, notre cerveau est conçu pour réagir aux dangers qui nous entourent. Pour ce faire, pour assurer notre survie, il s'est donc créé une facilitation d'utilisation du lobe préfrontal Droit. Les études ont découvert que les gens résilients ont une capacité d'utiliser de facon plus efficace leur cerveau préfrontal Gauche. D'autres études ont aussi démontré que des activités de centration, de compassion, de méditations... facilitent l'activation du cerveau Gauche. Comme le cerveau est plastique, il demeure a notre portée de développer une prédispositon à la résilience. Notamment, façonner des intensions positives (pour soi et surtout pour les autres) et donner forme à ces intentions sont des façon  de modifier notre structure neuronale*
Pour susciter la résilience il est sain de se mettre en action, ou d'aider l'autre a le faire. Mais pas dans n'importe quelle activité. Certaines sont vide de sens, ne sont que de l'activisme. Les activités porteuses de sens qui éveillent la résilience sont celle qui répondent a 1 ou plusieurs des caractéristiques suivantes: 1- La centration: Un mouvement répétitif- parfois même en apparence inutile-comme une balade à pied vers nulle part pour se libérer de sa fébrilité 2- La contemplation: Des activités telles la prière, la méditation, l'ouverture à la beauté à l'émerveillement 3- La création: Des activités qui comblent notre besoin de beauté et de créer, ne serait-ce que pour soi 4- La contribution: Des activités qui nous permettent de redonner, d'être des citoyens productifs et valorisés 5- La communion: Des activités qui renforcent nos liens d'appartenance- se sentir reliés au Vivant*
*Tiré des notes de cours de Rachel Thibault: Ergothérapie et résilience

Brigitte Lavoie lors d'une vidéoconférence "Soutenir l'espoir après un drame: psychologie positive et approche orientée vers les solutions",  nous a entretenu sur ce qu'on peux faire pour aider à soutenir l'espoir chez les gens qui traversent un drame (ex: annonce d'un diagnostic de cancer, perte d'un être cher, subitement). C'est donc aussi une approche pour soutenir, susciter la résilience chez nos clients , nos proches... Voici  un résumé de ces outils:
-Valider la personne dans ce qu'elle vit et ressent: c'est réel et justifié. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de ressentir après un évènement (présent)
-Lui rappeler que ce qu'elle vit n'est pas permanent: lui faire remarquer les petites améliorations quotidiennes       (présent)
-Lors de tragédies vécues dans le passé: elle a su utiliser des forces(lesquelles?) pour passer au travers et  que des choses ont alors changé pour le mieux (ce moment était un Y elles sont devant un nouveau Y) (passé)
-Parler de croissance post-traumatique: ce qui pourra ressortir de positif après un drame. ex: nouveaux choix de vie à cause de cet évènement, (futur)
-Se donner la permission de faire des choses qu'ils aiment, où le temps s'arrête(flow) (présent)
-Aider à trouver un sens à ce qui leur est arrivé; transformer ce qui les a blessé , pour que ça ne soit pas arrivé pour rien (présent/futur)
-se projeter, s'imaginer un moment dans le futur où le pire sera passé... décrire comment ils seront alors et ce qu'ils auront fait pour s'en sortir (futur)

Ce qui m'interpelle dans ces 2 formations, c'est l'idée qu'on peut devenir des tuteurs de résilience pour nos patients. On peut faire une différence, de part notre savoir faire et notre savoir être, et ce , au delà des techniques, des équipements, des entrainements... Je penses a mes clients qui doivent subitement vivre avec un handicap: hémiplégie post AVC, amputation, ou mes clients qui s'acheminent vers une fin de vie (cancer ou autre maladie en stade terminal). C'est intéressant d'avoir un coffre à outil rempli de nouvelle idées, pour les aider à rebondir... ¨Ca me rejoint beaucoup.



samedi 29 juin 2013

Des gites, des hommes/femmes hotes... et une expérience difficile!

Quand on marche sur les chemins de Compostelle, les pèlerins  dorment dans des gites, tenus soit par des communautés religieuses, des bénévoles, ou des particuliers (gites privés) Beaucoup de ces hôtes (hopitaliéros en Espagne) sont animées par l'esprit du chemin. Elles ont souvent vécu le chemin en ayant été aussi des pèlerins. Elles sont alors très compréhensives des difficultés et émotions vécues par les pèlerins et pour la plupart ils sont généreux, accueillants, voir passionnés... Un des beaux souvenirs que je garde de mon pèlerinage de cette année, c'est le gite : Au repère de Bona, à Dallas, tout près de St-Privat d'Allier. En fait c'est un centre équestre qui accueille d'abord des enfants handicapés pour qq jours de vacances (en plus d'être un accueil jacquaire) . Le jeune couple qui tient ce gite, Hélène et Nicolas, travaillent fort a mettre sur pied un centre éducatif et divertissant, une expérience enrichissante pour ces jeunes et moins jeunes qui n'ont pas aisément accès a des loisirs adaptés. Vous comprendrez que mon coté ergo était ravi. Je suis même allé visité leur chambre et salle de bain adaptée... loll. Ce sont des gens de cœur, des passionnés. On s'y sentait vite très à l'aise.
Souper chaleureux au Repère de Bona (avec notre hôte: Hélène)

Dans mes coups de cœur, je ne peux passer sous silence le gite de mon ami Jean-Alex. Son "arche de St-Jacques, à St-Jean Soleymieux, à 3-4 jours de marche du Puy en Velay, se trouve  sur le chemin qui part de  Lyon (ou chemin Cluny). Ce fut mon point de départ, mon premier gite. Jean-Alex Pitiot, le propriétaire, pèlerin d'expérience, nous y reçoit avec chaleur, en donativo, en accueil chrétien. Il raconte que c'est sa façon de redonner un peu au chemin de ce qu'il a reçu, et c'est aussi pour lui une façon de garder contact avec le chemin. Sa maison superbement décorée d'antiquités, peut recevoir 4-5 personnes à la fois. Vous y passerez une agréable soirée, a discuter du chemin, ou de tout autre sujet. Et Jean-Alex est de très bon conseil pour alléger les sacs trop lourds, ennemi des pèlerins.
Jean-Alex, dans la salle a diner de son gite: l'arche de st-Jacques

Un autre gite coup de cœur, fut le  l'abbaye Ste-Foy, à Conques. Tendinite oblige, on y a passé 2 nuits. C'est vraiment une toute autre catégorie d'hébergement, puisque logé dans  un Abbaye. Plusieurs dortoirs et chambres accueillent plusieurs dizaines de pèlerins à la fois, a l'aide d'un groupe de bénévoles d'expérience. La grande salle a manger est organisée pour respecter les traditions d'accueil chrétien et pour être efficace. On y chante le Ultreia, avant de gouter les mets simples, mais abondants et soutenants. J'y ai rencontré une jeune famille (parents + 4 enfants de 2 à 11 ans) qui partaient pour un bout de chemin d'une semaine, accompagnés de 2 ânes.
                                                        Vue sur L'abbaye Ste-Foy

On s'est arrêté dans quelques gites communaux, où un membre du personnel municipal était chargé de nous inscrire, puis quittait, nous laissant profiter des installations à notre guise. L'intérêt de ces gites c'est que plutôt intime (chambres de 4 a 6 personnes) et peu couteux. Et accessible pour notre ami à 4 pattes, Gus. Ces soirs là c'était souper resto... pas envie de popotter...
Gite Communal  de St-Paulien: il n'y avait que notre groupe, donc chacun sa chambre

                Gite communal de Sauges: un dortoir pour nous 4= apéro intime

Je veux aussi souligner quelques gites très sympathique où le menu en demi pension, variait de bon à excellent. Petit gite privé très chaleureux, à Decazeville: les volets bleus. L'incontournables domaine du Sauvage, où on loge dans un bâtiment digne des  films de cape et d'épée, en pleine campagne, loin  de tout! Et La ferme du Barry, à Aumont-Aubrac, avec son fameux Aligot, une pâtée de fromage, pomme de terre et ail.... délicieux
Ferme du Sauvage: superbe bâtiment médiéval, au milieu de nulle part!

                                  Ferme du Barry et son célèbre Aligot... miummm

Y'a aussi des expériences plus difficiles, qui sont là sans doute pour nous faire cheminer. Heureusement elles sont moins nombreuses. Je n'en ai connu que 2. La première était reliée au fait qu'on avait Gus, en partie du moins. Au Puys-en Velay, les responsables de l'accueil St-François (des religieuses), ont commencé a nous faire poiroter, quand ils l'ont aperçu. Au début, il n'y avait pas d'endroit pour lui, puis quand on a commencer a parler de quitter, ils lui ont trouvé un petit coin sous un escalier. Ensuite on devait passer à tour de rôle au "confessionnal" pour une inscription formelle, avant que l'on daigne nous montrer notre dortoir. Les inscriptions ne débutaient pas avant 16h30, on a eu notre tour que vers 17h30, même si on y avait déposé nos sacs très tôt (avant 16h00) Avec tout ça, on a pas pu aller visiter l'église St-Michel, en haut de son pic rocheux (déception)
chambre-dortoir à l'accueil St-François

Mais le pire accueil fut à  Lacapelle-Marival, sur la variante de Rocamadour. D'abord dire qu'on nous a fait "la charité" de nous accueillir en surnuméraire, en dernière minute... Notre hôte à "gentiment" ajouté un matelas (sans drap) dans un coin de la cuisine .Il a aussi ajouté 2 couverts, mais pour le même prix que les autres pèlerins on nous a servi des pates réchauffées et infectes. On était rationné sur le pain (une tranche chacun) et sur le vin. Impression d'entrer dans l'armée, à notre arrivée, alors qu'on nous faisait la liste interminable des règlements de la maison: c'est qu'ils ont une phobie des punaises de lit. Et on se sentait un peu comme ça, des punaises de lit. Notre cher hôte avait le don, sous des airs de grande générosité, de vous regarder de haut, et de vous écraser de ses jugements.(type du parfait manipulateur) Donc je ne recommande pas La Halte de Lacapelle.

Racoin-lit pour pèlerin sur-numéraire, avec vue sur séchage de vêtements....

dimanche 23 juin 2013

Rituel dodo

Alors que je marchais, au départ de  Puy-en-Velay, ça faisait déjà 3-4 nuits que je faisais de l'insomnie. Je commençais a être épuisée. Faut dire que c'est pas nouveau pour moi cette incapacité a dormir, quand je suis ailleur que chez moi (en 2009 j'ai vécu la même chose). Alors en marchant, sous la pluie, un peu a l'écart des autres, je me suis sérieusement questionné sur le sens de ces insomnies et surtout sur: comment en venir a bout. C'était "vital" de trouver une solution... ça pouvait compromettre le reste de mon périple! Et là la réponse m'est tombé dessus, comme un éclair de lucidité! C'est la petite Carmen, en moi, qui a peur, la nuit, qui lutte contre le sommeil. Elle a peur des bruits insolites,  du grand méchant loup... Et peut être d'autre chose de plus ancien encore, sur lequel je ne peux attacher de souvenirs (toute petite, je devais me bercer, à 4 pattes dans mon lit de bébé, me frappant la tête,  à la tête de mon lit, pour réussir à dormir)  Alors j'ai créé mon rituel-dodo: le soir en me couchant, je plaçais mon journal avec  une  photo de moi enfant, sous mon oreiller, et j'y attachais mon canif (symbole de moyen de défense). Puis je lui parlais: lui faisait la promesse que je veillerais sur elle, qu'il ne lui arriverait rien, qu'elle pouvait se détendre et dormir sur ses 2 oreilles, puisque je la protégeais, et ne la laisserait jamais tomber... Et j'ai joué sur un autre tableau: Jean-Alex. J'avais beau avoir confiance en lui, mais je sentais aussi que dormir dans une chambre, parfois seule avec un homme dans le lit voisin, ça pouvait très bien être ressenti comme une menace par la petite fille. Je lui ai donc écrit une lettre que je lui ai remis  le lendemain, jour de la tempète de neige.  Il a accepté le rôle de protecteur que je lui confiais. Il est devenu mon grand frère... Cette journée merdique coté température, éprouvante, est devenue l'élément majeur de mon pélerinage. (c'était éprouvant physiquement mais surtout émotivement, l'extérieur s'étant mis au diapason de la tempête intérieure)  Et ça a superbement marché: plus aucune insomnie!!! .  Et j'ai pu vivre une superbe histoire de confiance avec mon nouveau Grand frère Jean-Alex.
Et voila, ma belle histoire de pèlerinage.
 
Chapelle Ste-Madeleine: remise de la lettre

 
Tempête sur le chemin: quelques  km avant Saugues
 
 
                                                   Blizzard qui colle la neige aux arbres
 

 
Jonquilles sauvages qui résistent: le printemps triomphe de l'hivers